EPG et Catch-up

Replay ou Catch-up : deux notions à ne pas confondre

Les deux fonctions répondent au même besoin — revoir un programme manqué — mais reposent sur des mécanismes très différents. Comprendre cette différence explique pourquoi un programme accessible d’un côté peut être introuvable de l’autre.

En bref — Le Catch-up rejoue un enregistrement du flux à partir de la grille des programmes, avec une fenêtre glissante de quelques jours. Le replay d’une chaîne est un catalogue éditorialisé, accessible depuis son propre service, avec des durées et des droits qui lui sont propres.

Le Catch-up : un enregistrement du flux

Le Catch-up conserve un enregistrement de ce qui a été diffusé, sur une fenêtre glissante. Vous y accédez en reculant dans la grille des programmes : l’interface est celle du guide, et la logique est chronologique.

Cette approche a une conséquence directe : ce qui est disponible correspond à ce qui a été diffusé, sans sélection. Un programme sort de la fenêtre à mesure que le temps passe, sans avertissement et sans possibilité de le retenir.

Le replay : un catalogue éditorialisé

Les services de replay proposés par les chaînes elles-mêmes fonctionnent autrement. Ce sont des catalogues où chaque programme est mis en ligne individuellement, avec une fiche, une durée de disponibilité propre et parfois une version différente de celle diffusée à l’antenne.

La navigation y est thématique plutôt que chronologique : vous cherchez une émission, pas un créneau horaire. Certains programmes n’y figurent jamais, faute de droits pour cet usage, alors qu’ils ont bien été diffusés.

Pourquoi un programme peut manquer d’un côté

Un match retransmis en direct illustre bien l’écart. Il peut être présent en Catch-up, puisque le flux a simplement été enregistré, tout en étant absent du replay de la chaîne, dont les droits ne couvrent pas la rediffusion à la demande.

L’inverse existe aussi : une série mise en ligne intégralement sur un service de replay dès sa première diffusion, alors que le Catch-up ne remonte que de quelques jours. Aucune des deux fonctions ne remplace l’autre.

Pourquoi les durées ne sont jamais uniformes

Conserver un enregistrement coûte de l’espace de stockage, et ce coût croît avec la définition du flux et le nombre de chaînes concernées. Une fenêtre de sept jours sur l’ensemble d’un catalogue représente un volume considérable, ce qui explique que la fonction soit activée de façon sélective.

S’y ajoutent les droits : rediffuser un programme après sa diffusion n’est pas toujours couvert par les mêmes autorisations que le direct. Ces deux contraintes se combinent chaîne par chaîne, d’où des profondeurs variables au sein d’une même liste.

Ce que cela change en pratique

Pour un programme d’actualité ou un direct récent, le Catch-up est le réflexe le plus rapide : quelques secondes suffisent depuis la grille. Pour une série ou une émission plus ancienne, le catalogue de la chaîne a plus de chances d’aboutir.

Dans les deux cas, la disponibilité dépend de la chaîne concernée. Ni l’une ni l’autre de ces fonctions ne constitue un enregistreur personnel : elles ne permettent pas de conserver durablement un contenu que vous choisiriez vous-même.

Questions fréquentes

Le Catch-up remplace-t-il le replay des chaînes ?

Non. Le premier rejoue le flux diffusé sur une fenêtre courte, le second est un catalogue éditorialisé avec ses propres droits et durées.

Pourquoi un programme est-il absent du Catch-up ?

La fonction est activée chaîne par chaîne et la fenêtre est glissante. Un programme trop ancien en sort automatiquement.

Peut-on conserver un programme définitivement ?

Aucune de ces deux fonctions ne le permet : ce ne sont pas des enregistreurs personnels.

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